Présidentielle : le CEP ne finalise pas le dossier de Jean Ernest Muscadin, sa lettre de démission exigée
Port-au-Prince, 29 octobre 2026. Le Conseil électoral provisoire (CEP) n'a pas finalisé, ce jeudi, le processus de dépôt des pièces de candidature du commissaire du gouvernement de Miragoâne, Jean Ernest Muscadin, candidat à la présidence sous la bannière du parti Fòs Chanjman Nasyonal (FCN).
Selon une source au sein du FCN, les responsables électoraux exigent du commissaire du gouvernement qu'il fournisse sa lettre de démission de son poste parmi les pièces requises, conformément au décret électoral.
Au Bureau électoral départemental (BED) de l'Ouest I, à Pétion-Ville, son dossier a été déclaré irrecevable en raison de pièces manquantes. Outre la lettre de démission, il manquerait ses déclarations définitives d'impôts pour les exercices fiscaux 2025 et 2026. Les autorités électorales invoquent le décret électoral, notamment son article 155, qui fixe les pièces exigées pour la constitution d'un dossier de candidature.
Le blocage est survenu le jour même de l'arrivée du candidat dans la capitale. Jean Ernest Muscadin est arrivé ce jeudi à Port-au-Prince, à l'aérogare Guy Malary, accompagné de responsables du FCN, pour son inscription au BED de l'Ouest I, situé sur la route de Frères, à Pétion-Ville, où le rendez-vous était fixé à midi. Des partisans du parti s'étaient mobilisés pour l'accompagner dans cette démarche. À sa descente d'avion, il avait affiché sa détermination : « Je suis dans la ville, je n'ai pas peur. Je suis entouré d'une pléiade d'hommes armés pour aller faire le dépôt de mes pièces. »
Une question juridique reste toutefois ouverte. Selon des informations qui circulent, non confirmées par un document officiel du gouvernement, Muscadin aurait déjà présenté sa démission, que les autorités n'auraient pas acceptée. Une démission soumise mais non acceptée suffit-elle à satisfaire l'exigence du décret électoral ? La réponse à cette question pourrait peser sur l'examen de son dossier.
Le contenu exact de la décision du CEP n'a pas encore été établi à partir d'un document officiel rendu public, et les voies de recours éventuelles restent à préciser. Reste que le temps presse : la période de dépôt des candidatures s'achève le 31 octobre. Le candidat et sa formation politique devront donc, soit régulariser le dossier, soit contester la décision, dans le cadre prévu par les règles électorales.
Pour l'heure, la validation définitive de toute candidature reste soumise à l'examen des autorités électorales compétentes. Le dossier Muscadin, lui, reste en sursis.
Denès DERAPE — Journalist / Rédacteur
Vous avez aimé cet article ? Laissez un « J'aime »

Commentaires
Enregistrer un commentaire