Etzer Emile annonce sa candidature à la présidence : sécurité, travail et justice sociale
L'économiste, professeur d'université et entrepreneur Etzer Emile, originaire de Cavaillon dans le département du Sud, a annoncé ce samedi 31 octobre 2026 sa candidature à l'élection présidentielle de juillet 2027, sous la bannière du Gwoupman Solèy. C'est dans une déclaration vidéo qu'il a présenté les grandes lignes de son projet politique.
Il s'est déjà inscrit sur la plateforme du Conseil électoral provisoire (CEP) ; le dépôt de ses pièces de candidature doit suivre. Il s'agit donc, à ce stade, d'une annonce publique, et non encore d'une candidature validée par l'institution électorale.
La sécurité arrive en tête de son programme. Le candidat propose de renforcer les institutions de sécurité et de justice, d'améliorer le renseignement, de lutter contre la circulation illégale des armes et de mieux contrôler les frontières, dans le respect de la loi et des droits de la personne. « Le problème n'est pas le camion. C'est le modèle de chauffeur qu'il faut changer », a-t-il lancé, plaidant pour un changement de gouvernance et un État davantage responsable.
Le travail constitue le deuxième pilier de sa démarche. Etzer Emile entend miser sur la création d'emplois à travers la construction d'infrastructures et des réformes administratives et fiscales destinées à attirer les investissements locaux et étrangers. L'agriculture, l'industrie, le tourisme, le commerce ainsi que les énergies renouvelables, notamment le solaire et l'éolien, figurent parmi les secteurs qu'il souhaite soutenir.
La justice sociale complète son orientation. Il plaide pour une administration publique plus transparente, une meilleure égalité de traitement entre les citoyens et une lutte renforcée contre la corruption et l'impunité. Il promet également de mettre fin aux recrutements de complaisance dans l'administration publique et de défendre les droits des femmes, des personnes handicapées et des citoyens des différentes régions du pays.
Cette annonce intervient alors que la course à la présidence s'intensifie, à quelques mois du premier tour fixé au 18 juillet 2027 par le calendrier électoral.
Denès DERAPE — Journalist / Rédacteur
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